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Cogi’Act : Dossier Écrans : des publications récentes

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Dernier livre de Sabine  Duflo : Il ne décroche pas des écrans,  La méthode des 4 pas pour protéger le cerveau des enfants, 2019, Poche Marabout

« Troubles de l’attention, retards de langage, absence de sociabilité, hyperactivité… et si le problème venait d’une surexposition aux écrans ?  Il en faut peu pour rendre son enfant accro aux écrans : une télévision allumée en permanence, des dessins animés pour lui faire avaler ses repas, des jeux sur application pour « stimuler » son éveil ou obtenir la paix, l’exemple des parents rivés sur leur Smartphone ou leur jeu vidéo, etc. Les centres médico- psychologiques sont aujourd’hui assaillis d’enfants addicts aux écrans dès le berceau, souffrant de troubles massifs de l’attention, et même de symptômes graves évoquant l’autisme. À travers de nombreux cas et en expliquant les processus qui mènent aux différents symptômes, l’auteur expose sa fameuse méthode D4 pas qui permet à l’enfant de s’approprier l’écran sans en devenir captif, méthode utilisée par les professionnels de l’enfance. En poussant ce cri d’alerte elle veut interpeller les pouvoirs publics sur un enjeu majeur de santé : les écrans sont de puissants retardateurs de développement. »

Article de Marie-Claude Bossière, Sylvie Dieu Osika, Eric Osika :  l’arrêt d’une surexposition aux écrans peut-il normaliser un score d’autisme à la CARS ?  Réponse en trois cas cliniques. ERES, 2020/3 N°87. 178-187 https://www.cairn.info/revue-enfances-et-psy-2020-3-page-178.htm
 Thèses de doctorat en médecine :
  • Prévention et prise en charge des troubles liés à l’usage des écrans chez les enfants de moins de 6 ans : élaboration d’un tutoriel pour les médecins généralistes soutenu par Elsa Esteffe -Desblans HAL : https://dumas.ccsd.cnrs.fr/dumas-02517859/document
  • Comment les médecins généralistes abordent-ils les effets néfastes de l’exposition prolongée aux écrans chez les enfants de moins de 6 ans : étude qualitative auprès des médecins généralistes Havrais. Priscilla Salenne. Médecine humaine et pathologie. 2020. . Les médecins généralistes abordent peu le sujet des écrans en consultation et ne l’abordent pour le moment qu’en prévention secondaire. En étant plus sensibilisés, mieux formés et en disposant d’outils adaptés, les médecins généralistes seraient plus à même d’accompagner les parents pour un usage raisonné des écrans et de les alerter sur les risques de surexposition aux écrans de leurs enfants.https://dumas.ccsd.cnrs.fr/dumas-02474543/document
Une thèse en Sciences du vivant :  Représentations parentales de l’impact de l’utilisation des écrans par les jeunes enfants sur leur santé et leur développement : enquête d’opinion auprès de parents de 1096 enfants âgés de 2 à 6 ans – année scolaire 2016-2017, hal-01945464, version 1

L’étude de Amélie Galliot-Dulong 1UL – Université de Lorraine  a comme objectif principal de mieux appréhender la perception des parents concernant l’utilisation des écrans par les jeunes enfants, de juger de la représentativité des opinions dégagées d’études qualitatives, à savoir que les écrans peuvent être une source d’apprentissage, d’apaisement, de difficultés de comportement et/ou de réduction des interactions sociales.

Les résultats de l’étude portent sur 1096 questionnaires (menée par enquête d’opinion) recueillis auprès de parents d’enfants de 2 à 6 ans scolarisés dans 22 écoles de l’agglomération nancéienne pendant l’année scolaire 2016-2017. Les enfants passaient en moyenne 64 minutes par jour devant les écrans les jours avec école et 122 minutes les jours sans école.

Conclusions : La perception des parents de l’usage des écrans par les jeunes enfants les valorisent comme source d’apprentissage, mais intègre le risque important de dépendance et la nécessité de limites, avec des opinions nuancées par des facteurs sociodémographiques et les modalités d’utilisation des écrans.

La bonne utilisation des écrans doit être intégrée dans les éléments fondamentaux de l’hygiène de vie des jeunes enfants, non seulement dans les messages de santé diffusés par les médias et le carnet de santé, mais aussi dans la formation initiale et continue des professionnels de santé et de la petite enfance.

 

 

 

 

 

 

 

Avec un grand plaisir cognitif nous relisons ARITHMÉTIQUE de Raymond QUENEAU

Publié dans le numéro 4 de la revue TRAVIOLES en 1950 et tiré à part (de 14 pages -numéroté de page 5 à page 19) imprimé sur les presses de l’imprimerie I.S.I. à Paris le 25 juin 2001 et film réalisé par Pierre KAST- en 1952. Les films Le Trident

Et nous en recopions quelques extraits.

p.5. Raymond QUENEAU :

L’arithmétique est l’ensemble des procédés raisonnés et pratiques qui permettent de porter des jugements exacts et utiles

Sur les tas, troupeaux, collections.

Indépendamment de la nature des objets qui les composent…

Compter, est-ce savoir simplement une suite de noms ?

Les mots sont utiles, les connaître, ce n’est pas encore faire de l’arithmétique ou plutôt, l’arithmétique existe déjà. Savoir qu’on a cinq doigts, qu’est-ce-que ça veut dire ?

p.7. Dans le calcul arithmétique,

On suppose que les objets ne changent pas de nature pendant l’opération…

p.9. Si on compte les objets suivants : 1 morceau de glace, 3 pétards et 1 briquet allumé, on admet que le morceau de glace ne fondra pas, ni que les pétards n’éclateront. On a cinq objets.

Un loup et un agneau, ça fait deux mammifères. On ne tient pas compte de leurs goûts.

On admet aussi que si on range les objets dans un ordre différent, on obtient toujours le même nombre. Si on met les objets dans un sac, on en tire la même quantité. On ne tient pas compte des propriétés physiques des objets : douze œufs dans un sac, ça ne fait pas une omelette.

p.12. On établit une correspondance univoque entre ensembles…

Soit l’ensemble contenant une boule, j’ajoute une boule. Je dis qu’il y a deux boules. C’est l’acte de baptême du nombre deux. J’aurais pu ajouter un réveille-matin. J’aurais dit deux objets.

p.14. Le zéro ! l’une des découvertes les plus étonnantes de l’esprit humain…

Voici deux bobines de fil, je les jette par la fenêtre. J’ai fait une soustraction. J’ai enlevé deux bobines de fil d’un tas comprenant deux bobines de fil.

Que reste-t-il ? 0 bobines de fil.

Voici 3 tire-bouchons.

J’en soustrais 3. Que reste-t-il ? 0 tire-bouchon.

On remarquera que si, d’un tas de zéro tire-bouchon, je soustrais zéro bobine de fil, il reste zéro tire-bouchon.
C.Q.F.D.

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Quand agir et penser sont liés au dire.