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Cogi’act relaie

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Données du rapport TIMSS 2019 paru en novembre 2020.

Présentation des objectifs : TIMSS (Trends in mathematics and science study » (étude sur les tendances en mathématiques et en science) évalue ce que savent et savent faire les élèves en mathématiques et en sciences relativement à un niveau scolaire donné. En termes de curricula (visé et atteint), TIMSS nous renseigne sur la qualité de la formation mathématique et scientifique des élèves.

Les enquêtes TIMSS cherchent  à mieux connaître les systèmes éducatifs en ce qui concerne l’enseignement des mathématiques et des sciences et moins, directement, à améliorer les politiques scolaires. Elles distinguent plusieurs niveaux de curriculum (les programmes scolaires prescrits, mis en œuvre et atteints), et s’intéressent avant tout aux contenus d’enseignement, à leur présence dans les programmes et aux acquis des élèves par rapport à ces contenus. Le but premier de TIMSS est la constitution d’une base de données mise à la disposition des chercheurs concernés par l’éducation mathématique et scientifique.

Méthodologie : extrait https://www.education.gouv.fr/timss-2019-l-etude-internationale-consacree-aux-mathematiques-et-aux-sciences-11930

L’enquête internationale TIMSS évalue tous les 4 ans le niveau en maths et sciences d’un nombre important de pays : 58 pour le CM1 (plus un certain nombre de régions) et 39 en 4ème. Les épreuves ont été passées en 2019 par près de 4000 écoliers et collégiens dans 150 à 200 écoles et établissements. L’enquête croise les résultats avec de nombreuses informations sur l’environnement de l’élève : son origine sociale, l’équipement culturel de la famille, l’ancienneté et la formation des enseignants, la composition sociale des établissements, la langue parlée à la maison etc. Autant de données qui ouvrent des fenêtres sur des exploitations possibles.

Contenu : Exemples d’items : extraits e-TIMSS 2019 – Mathématiques – Exemples d’items libérés – Passation numérique- http://revue.sesamath.net/spip.php?breve3008

 

Résultats : France 38 % ‐ Europe 72 % ‐ International 59 %Résultats : France 45 % ‐ Europe 58 % ‐ International 48 %
Résultats : France 12 % ‐ Europe 25 % ‐ International 24 %

 

Résultats : France 13 % ‐ Europe 29 % ‐ International 28 %

 

Résultats : extraits http://www.cafepedagogique.net/lexpresso/Pages/2020/12/08122020Article637430181438022232.aspx

En CM1, avec un score de 485 points en mathématiques la France se situe nettement en dessous de la moyenne des pays de l’UE (527) et de l’Ocde (529). Cet écart d’une cinquantaine de points correspond à peu près à une année d’enseignement ! En Europe seuls de petits états des Balkans (hors UE) font moins bien que nous. Et il faut aller chercher le Chili dans l’OCDE pour ne pas être dernier aussi de l’OCDE. En 2015 on comptait 488 points.

Ce qui distingue les écoliers français de la moyenne de l’OCDE c’est le faible nombre de très bons élèves : 3% (contre 7% dans l’OCDE) et le nombre important d’élèves très faibles (en dessous du niveau faible) : 12% contre 8% dans l’OCDE.

En 4ème, ce n’est pas plus fameux. La France a un score de 483 points ce qui nous met en dessous des moyennes de l’OCDE et de l’UE (511). Seuls la Roumanie dans l’UE et le Chili dans l’OCDE font pire que nous.  On retrouve les mêmes caractéristiques qu’en CM1 : un très faible nombre d’élèves très bons : 2% (contre 11% dans l’UE) et de niveau élevé : 17% (contre 34% dans l’UE). Là aussi nos élèves ont presque une année de retard par rapport à leurs camarades des autres pays européens ou de l’OCDE. Il faut remonter à 1995 pour avoir une participation de la France dans TIMSS en 4ème. Et là la chute est brutale : en 1995 les collégiens français avaient un score moyen de 530 points !

En CM1 comme en 4ème, la France se distingue aussi par un net écart de niveau entre garçons et filles : les garçons font 13 points de mieux en Cm1 et 9 en 4ème. Cet écart augmente.

Analyse des données : extraits http://www.cafepedagogique.net/lexpresso/Pages/2020/12/08122020Article637430181438022232.aspx

  • Les résultats sont étroitement liés à la condition sociale des élèves. On a peu d’indicateurs dans TIMSS mais on a quand même les ressources disponibles à la maison (nombre de livres par exemple). Entre les enfants des familles bien équipées et ceux où il  y a très peu de ressources l’écart est de presque 100 points (538-419) en CM1 et en 4ème (534-432). C’est deux années d’enseignement d’écart. On voit mal comment résorber cela alors que la pauvreté galope dans le pays.
  • Des facteurs liés à l’organisation du système scolaire. Et d’abord la ségrégation sociale entre les écoles et établissements. Entre l’école qui compte très peu d’élèves défavorisés et celle qui en compte beaucoup l’écart est de 511 à 453 points en CM1, et 510 à 463 en 4ème. Là aussi plus d’une année d’enseignement.
  • Autre facteur encore plus déterminant l’absentéisme des élèves. En CM1 entre l’élève qui est tout le temps présent et celui qui est absent un jour par semaine l’écart est de presque cent points. C’est la même chose en 4ème.
  • Il y aussi le harcèlement : entre l’enfant jamais harcelé en CM1 et celui qui l’est toutes les semaines l’écart est plus de 60 points (494-430) en CM1.
  • Les élèves qui ont comme langue maternelle celle de l’enseignement réussissent nettement mieux : 491 points contre 431 en CM1. La maitrise de ce langage, qui relève aussi de la maitrise du langage en général, est un facteur important de réussite.
  • En CM1 les élèves qui se sentent en confiance ont un score moyen de 524 et à l’inverse de 428. En 4ème on observe 516 points et 446.
  • Enfin l’informatique ne fait pas ses preuves. Les élèves qui ont un accès à l’informatique régulièrement en cours de maths ont des scores plus faibles que ceux qui n’y ont pas accès en CM1 et pas meilleurs en 4ème.

Notons qu’en CM1 la France compte parmi les pays qui a le plus d’heures de maths : 182 contre une moyenne de 154. Au collège on est par contre en dessous de la moyenne (125 contre 137h). Le lien entre niveau et heures de cours existe. Mais il n’est pas automatique. Par contre on peut parler de la taille des classes : Pisa a démontré le lien entre le nombre d’élèves et le niveau atteint par les élèves.

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